Ikigai vient du japonais Iki, vivre, et Gai, valeur, raison. Il signifie littéralement "ce qui donne de la valeur à la vie". C’est une notion culturelle japonaise ancienne, liée au quotidien, au sens simple de l’existence, très présente à Okinawa, région connue pour la longévité de ses habitants. Elle est associée à la persévérance, l’utilité sociale, le plaisir tiré des petites choses, le lien aux autres.
Le schéma des 4 cercles (passion, mission, vocation, profession) est une adaptation occidentale récente, popularisée à partir des années 2010.
Réaliser votre ikigaï peut vous apporter :
- Plus de clarté sur ce qui compte vraiment pour vous;
- Un fil conducteur pour vos choix professionnels et personnels;
- Une meilleure cohérence entre valeurs, compétences et actions.
Pour autant, n’attendez pas de l’ikigai une idée précise de métier ou une révélation instantanée. L’ikigai se construit et évolue, surtout dans les périodes de transition professionnelle.
L’IA vous offre une méthode progressive et réaliste en 4 étapes et vous guide durant chacune d’elles.
Étape 1 – Ce que vous aimez vraiment faire, ce qui vous met en mouvement, vous enthousiasme
Demandez-vous : "Qu’est-ce que je pourrais faire longtemps sans voir le temps passer ? De quoi je parle spontanément avec enthousiasme ? Qu’est-ce que j’aimais faire enfant ou jeune adulte ?". Exemples : transmettre, expliquer, accompagner, organiser, structurer, coordonner, rendre un lieu agréable.
Dans cette première partie, l’IA offre de vous poser les questions ciblées qui vous aideront à trier entre ce que vous aimez vraiment et ce que vous faites bien mais qui vous épuise psychiquement.
Elle reformule vos propos pour faire émerger des verbes moteurs. Pour plus d'efficacité, fournissez-lui des exemples précis de situations, même banales. Ne craignez pas d'employer des phrases spontanées, non travaillées. Parlez "vrai", sans chercher à être cohérent. L’IA agit alors comme un miroir, un traducteur de votre expérience
Étape 2 – Ce dans quoi vous êtes compétent(e), vos compétences réelles, acquises à travers vos expériences. Il s’agit de reconnaître votre valeur réelle, pas seulement votre CV ou vos diplômes.
Interrogez-vous : "Pour quoi me demande-t-on souvent de l’aide ? Qu’ai-je appris sur le tas ? Quelles responsabilités m’a-t-on confiées ?". Exemples : organisation logistique, coordination d’équipes, gestion administrative et opérationnelle, accompagnement de personnes, etc.
L’IA vous servira à transformer votre parcours hétérogène en compétences transversales. Elle met des mots clairs sur ce que vous réussissez naturellement. Elle identifie vos compétences sous-estimées. Afin d’obtenir la réponse la plus adaptée possible, pensez à lui indiquer des missions passées (même courtes), des responsabilités non officielles tirées de vos expériences bénévoles ou même privées (par exemple, l’organisation d’un mariage ou d’un cousinade avec 100 personnes !) ou les retours que vous avez déjà reçus. Bref, transmettez-lui vos réalisations probantes, ces situations dans lesquelles vous êtes particulièrement fièr(e) ou satisfait(e) du résultat des actions que vous avez menées. L’IA se charge de structurer et de valoriser toutes ces pépites.
Étape 3 – Ce dont le monde a besoin à petite ou moyenne échelle. Pas besoin de « sauver la planète » ! Accepter une utilité simple, pas héroïque est largement suffisant.
L’objectif consiste à relier votre sens personnel à une utilité pratique, ancrée dans le réel en cherchant à savoir quels problèmes concrets vous pourriez aider à résoudre, qui aider ici et maintenant, ce qui manque autour de vous. Exemples : aider des personnes à retrouver un emploi, simplifier des organisations complexes, offrir des services utiles du quotidien.
Pour moi qui œuvre dans le social depuis plus presque 30 ans, l’IA m’offre de traduire mes élans en besoins sociaux réels, adaptés à mon territoire, mon âge, mon contexte, sans formules floues du genre "aider les gens" ou "être utile" ! Pour ce faire, elle me demande de lui préciser les publics qui me touchent, les situations qui m’agacent (souvent révélatrices), les problèmes que j’aimerais voir disparaître.
Étape 4 – Ce pour quoi vous pouvez être rémunéré. L’idée est de sécuriser le projet, en évitant d’idéaliser. A cet effet, réfléchissez à celles de vos compétences qui ont une valeur sur le marché, sous quelle forme (salariat, prestation, accompagnement) et à quel niveau de revenu réaliste... Exemples dans mon cas : accompagnement à l’insertion professionnelle, formation, animation d’ateliers, services de proximité structurés et fiables.
L’IA se révèle très efficace pour explorer différentes formes de rémunération possibles et vérifier la cohérence du projet avec le marché. Vous devez ajuster votre ikigai pour qu’il soit réalisable, pas seulement inspirant. C’est le moment d’expliquer à l’IA vos contraintes (revenus, santé, famille, mobilité) et ce que vous refusez désormais. A vous de reconnaître honnêtement vos limites !
Je vous laisse vous essayer à ces 4 étapes. La semaine prochaine, nous verrons comment formuler votre ikigai et le mettre en action grâce à l’IA, avec en bonus, un exercice proposé par ChatGPT !
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